Basé sur un fait réel qui s’est déroulé en 1974, le film raconte l’histoire des soeurs Justa, Lucía et Luciana Quispe, bergères de l’Altiplano qui mènent une vie solitaire.

Le cinéma latino-américain s'écrit désormais au féminin. Claudia Sainte-Luce, Mexicaine de 31 ans, a fréquenté l'école de cinéma de Guadalajara et réalise ici son premier film.

« Sao Paulo Blues » : dandys brésiliens à la mode Jarmusch

Ce documentaire pédagogique met en lumière un projet écologique exemplaire qui a permis aux autochtones de préserver leurs terres de l'exploitation minière intensive et d'améliorer leurs conditions de vie… 

Sortie le 23 avril. Avec sa famille, Manena passe ses vacances dans une grande propriété au bord d’un lac. Le comportement de son père vis-à-vis de la population locale mapuche lui déplaît de plus en plus.

Sortie le 16 avril - Melaza est une ville qui donne peu d’opportunités depuis que son industrie sucrière a disparu. Aldo et Mónica, jeune couple très amoureux, tentent de survivre économiquement en conservant leur intégrité.

Sortie le 2 avril - Junior a 9 ans. Il vit à Caracas avec sa mère et son frère de 2 ans dans une immense barre d’immeuble, véritable microcosme qu’il est curieux d’observer de sa fenêtre.

A la mort de son père, Daniele Incalcaterra a hérité de 5.000 hectares de terres dans l’un des derniers espaces du monde à conquérir : le Chaco paraguayen.Le Chaco est à la fois cette dernière terre vierge où l’on aurait l’espoir d’écrire une autre histoire,et en même temps ce lieu que l’on pressent tragique, où risque de se rejouer un western classique avec l’aboutissement de la conquête de l’Ouest : une nature sauvage à dompter, une terre à coloniser, des richesses à exploiter, des Indiens à exterminer.
Daniele Incalcaterra a pris la décision de restituer ses 5000 hectares aux Indiens qui vivent depuis toujours sur ce territoire.Ses voisins - compagnies pétrolières, cultivateurs de soja transgénique et éleveurs de bétail - qui défrichent la forêt, ne semblent pas très favorables à cette idée… (Allociné)

Années 70, « le temps des gauchistes » se prépare en Martinique. Mai 68 et le conflit sino-soviétique ont fait leurs œuvres dans le coeur des jeunes étudiants antillais.

Le développement urbain et la « modernité » ont envoyé aux oubliettes les campagnes et leurs ouvriers agricoles. Alors que le terrain des luttes syndicales est concentré sur la ville aux mains des syndicats incontestables et péremptoires, l’aire de lancement des jeunes militants maoïstes sera la campagne laissée à l’abandon qui installent dans une relative clandestinité l’école de la conscience politique dans les quartiers ouvriers du Nord de la Martinique. Les « professeurs » militants globalement identifiés par la surveillance comme gauchistes, n’affichent pas leur objectif : la révolution passera par la classe paysanne. (Première)

Au Paraguay de nos jours, Victor a dix-sept ans et survit comme il peut en effectuant quelques livraisons avec sa brouette, dans un marché couvert. Un vendredi soir, il accepte une proposition inhabituelle contre de l'argent : livrer sept boîtes - dont il ne sait rien du contenu - en échange de la moitié d'un billet de cent dollars. L'autre moitié du billet déchiré ne lui sera remise qu'après la mission terminée. Mais ce qui ne devait être qu'une simple livraison se transforme rapidement en course-poursuite haletante à laquelle Victor se trouve fatalement mêlé, mais dont il ignore tout... (Comme au cinéma)

Théo vit dans une riche banlieue brésilienne. Médecin, mari et père, il donne pourtant la priorité à sa seule carrière. Sa femme à demandé le divorce et la maison familiale est sur le point d’être vendue. La fugue soudaine et inexpliquée de son fils va bouleverser cette situation.
Théo va alors se lancer à la recherche de son fils. Au cours de ce long voyage à travers le Brésil, il découvre ce qui compte réellement pour lui. Ce retour à l’essentiel va changer la vie de Théo... (Comme au cinéma)

"El Gran Dragón" est un voyage d’exploration au Pérou mené par une équipe à la recherche d’un savoir en perdition. Au gré de rencontres en tous genres, la découverte des origines de la médecine traditionnelle permet de saisir les fondements de la médication occidentale. Comment et pourquoi nous sommes-nous tant éloignés de la médication par les plantes jusqu’à en oublier des enseignements que nous avions pu en tirer ?

La vie dans un quartier de classe moyenne de la zone sud de Recife est perturbée par l’arrivée d’une société de sécurité privée. La présence de ces hommes est source de tranquillité pour certains et de tension pour d’autres, dans une communauté qui semble avoir beaucoup à craindre. Une chronique brésilienne, une réflexion sur l’histoire, la violence et le bruit. (Allo Cine)

A 58 ans, Gloria se sent toujours jeune. Célibataire, elle fait de sa solitude une fête et passe ses nuits dans les dancings de Santiago. Quand elle rencontre Rodolfo, tout change. Elle tombe amoureuse et s’abandonne totalement à leur passion tumultueuse. Traversée tour à tour par l'espoir et les désillusions, ce qui pourrait la faire sombrer va au contraire lui permettre d'ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. (Allo Cine).

Ours d'Argent de la meilleure actrice 2013.

Sélection Cinéma en Construction 23.

Roberto Bermudez, spécialiste du droit pénal, est convaincu que l'un de ses meilleurs élèves est l'auteur d'un meurtre brutal qui a eu lieu à la Faculté de droit. Déterminé à découvrir la vérité sur ce crime, il se lance dans une enquête qui va peu à peu devenir une obsession. (Allo Cine)

Film projeté à l'ABC de Toulouse

Veronica est une jeune femme pleine de vie qui multiplie les rencontres amoureuses et les expériences sexuelles. Récemment diplômée en psychologie, elle se voit confier un poste à l'hôpital public de Recife. Mais la maladie de son père et les nouvelles responsabilités de son travail vont peu à peu remettre en cause sa vie libertine. (Allo Cine)
Film en compétition fiction Cinélatino 2013

A Cristo Rey, quartier de Saint Domingue, Haïtiens et Dominicains se livrent une lutte sans merci. Dans ce climat mouvementé, deux demi-frères, Janvier et Rudy, vont se disputer l’amour d’une même femme, Jocelyn. Rudy, dont le père est dominicain, est son ex petit-ami alors que Janvier, d’origine haïtienne, a pour mission de garder un oeil sur elle. Janvier et Jocelyn ne tardent pas à tomber amoureux. N’ayant aucune perspective d’avenir dans leur quartier, ils échafaudent un plan pour s’en extraire définitivement…

Franz Florez a décidé de rouvrir le Serpentarium abandonné de Colombie. Avec son camion brinquebalant, il sillonne le pays à la recherche de serpents quasiment disparus. Doté de son gai savoir, il en profite pour sensibiliser tant la population que les groupes armés à l'importance des reptiles et à la valeur des forêts primaires : un labeur parfois accablant dans un film frais et vigoureux.

Lima. Une épidémie foudroyante s’est propagée dans la capitale Péruvienne. Eusebio est un homme solitaire dont le métier est de déblayer les rues de la ville, encombrées par les cadavres. C’est un « nettoyeur » (un « limpiador »). Sa solitude va basculer lorsqu’il rencontre Joaquín, un enfant devenu orphelin et qu’il va être contraint d’aider à retrouver son père. Mais la mort peut l’emporter à son tour, à tout moment… Une histoire unique de tolérance et d’amour va naître entre les deux personnages. Première.

Les aventures des humains et des animaux embarqués sur un immense bateau construit par ce bon vieux Noé, qui les sauvera du déluge et leur fera effectuer une traversée fantastique vers un Nouveau Monde... Première.

Ce fût… sans contexte, un des moments les plus forts de la sélection d’Un Certain Regard (à Cannes). L’effet d’une gifle… un road movie âpre, sans concession sur l’implacable cruauté du contexte social qui broie un à un ses personnages… une ligne narrative au souffle épique et romanesque… dans son écrin ultra-réaliste dont l’effet est renforcé par le filmage humaniste et en lumière naturelle d’acteurs non professionnels. D. M., Positif.

Avec une formidable énergie et une remarquable force documentaire, le film raconte les derniers jours à La Havane de trois jeune Cubains -- un cuisinier, sa soeur et son ami -- prêts à embarquer sur un radeau de fortune pour parcourir, au risque de leur vie, les 150 km qui séparent Cuba des Etats-Unis... "Certains disent que je donne une image négative de Cuba. Mais je n'avais pas l'intention de faire un portrait négatif ou positif de Cuba. Je n'ai fait que montrer ce que j'ai vu", observe Lucy Mulloy. L’Express d’après AFP.

Patagonie, 1960. Un médecin allemand rencontre une famille argentine sur la longue route qui mène à Bariloche où Eva, Enzo et leurs trois enfants s’apprêtent à ouvrir un hôtel au bord du lac Nahuel Huapi. Cette famille modèle ranime son obsession pour la pureté et la perfection, en particulier Lilith, une fillette de 12 ans trop petite pour son âge.
Sans connaître sa véritable identité, ils l’acceptent comme leur premier client. Ils sont peu à peu séduits par le charisme de cet homme, l’élégance de ses manières, son savoir et son argent, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils vivent avec l’un des plus grands criminels de tous les temps. Allo Ciné.

« Il faut se méfier de l’eau qui dort » pourrait être l’accroche de Workers. Si le film débute par l’observation de deux travailleurs pauvres mexicains, il prend peu à peu un virage saugrenu et profondément humaniste afin de nous raconter une nouvelle lutte des classes. Drôle et touchant, ce deuxième long métrage de Jose Luis Valle, au rythme particulièrement lent et aux plans fixes prolongés, nous rend attentifs aux détails car c’est en eux que résident la véritable subversion, mais aussi l’émotion. Perrine Quennesson, Première.

Sortie de film... C’est l’histoire de trois mères confrontées à l’impossibilité de comprendre le plus tragique des événements : la disparition d’un enfant. Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Caetano Gotardo exprime un point de vue et un traitement du récit inédits pour un sujet pourtant proche d’un classique mélodrame : il utilise parcimonieusement des passages de comédie musicale pour désamorcer le drame prêt à imploser chez les personnages. Il touche par là à l’essentiel, lisible dans le titre du film : les personnages et leurs agissements sont mus par le fruit d’un travail intérieur intense. Et c’est l’un des intérêts de ce film que d’en rendre compte. Il apporte ainsi, avec une intelligente modestie, un nouveau souffle au film choral. Cinélatino.

Absent au septième art depuis vingt-trois ans, le vieux judéo-sioux revient avec La Danza de la realidad (La Danse de la réalité), lançant à quatre-vingt-quatre printemps cette flèche tardive, trempée dans l'effervescent poison de son cœur et de sa mémoire intime... Il s'agit cette fois de sa propre histoire, ce qui ne contribue pas peu à rendre ce film le plus émouvant de tous ceux qu'il a commis. Quand bien même il parle de la réalité, ce roman de formation halluciné ne se prive pas de la faire danser. La part du fantasme s'y révèle aussi importante que celle du réel, Jodorowsky n'ayant jamais conçu que la vérité puisse s'énoncer hors de cette alliance... Galerie de monstres, parades douloureuses, abîmes de la subjectivité, grand cirque convulsé de l'Histoire : Jodorowsky ne quitte jamais vraiment la ligne de crête du cinéma visionnaire. L'homme multiplie Fellini par cent, et règle ses comptes avec son père en le faisant interpréter par son propre fils. C'est trop, bien sûr. Mais on le sent, cette fois, désireux d'un apaisement, d'une délivrance. Ils viennent à la fin du film, jetant une lumière tendre sur le sombre tumulte de sa création. Jacques Mandel baum, Le Monde.

Jodorowsky réussit son retour au cinéma en se penchant sur son enfance. Quelle est la part de vérité et de poésie dans ce récit initiatique baroque et flamboyant ? Peu importe, mais à voir ces clowns effrayants et la horde des mutilés de la mine qui hantent les rues de Tocopilla, la petite ville chilienne où il est né en 1929,  on découvre une source de son inspitation... La bonne idée est d’avoir choisi un filmage sobre et fluide au Steadicam, pour mieux mettre en valeur les délires représentés frontalement. Ph. R., Positif.

On n’attendait pas sur ce versant, le réalisateur chilien de La Nana et des Vieux Chats, deux chroniques domestiques relativement contenues, quoique grinçantes. Avec Magic Magic, il semble en roue libre et prend de plus grands risques... Pas de surnaturel, pas d’effets spéciaux, pas de gore, mais une situation qui tourne au cauchemar par petites touches. Au départ, on s’attend à une sorte de comédie morale sur les ridicules d’une Yankee chochotte... A l’arrivée, on aboutit à un Psychose sans crime dans lequel l’humour de Cera a une tonalité diabolique. La cruauté des situations et la surenchère permanente contribuent à l’intensité paroxystique de ce film poussant à son comble une expérience narrative, fondée sur une étrangeté subjective. Tellement déstabilisant que la mort y fait presque figure de délivrance. Vincent Ostria, les Inrocks.

Objet surprenant et séduisant, au casting international impeccable. La première curiosité de Magic Magic, du jeune Chilien Sebastián Silva, est de compter dans sa distribution trois acteurs et actrices estampillés comme des valeurs montantes hollywoodiennes... Surtout, la grande qualité du film est de savoir jouer subtilement des codes, rendant peu prévisible l’évolution de l’action... Pour ne rien dévoiler de cet étrange objet et de sa fin très ouverte, Magic Magic emprunte (un) registre narratif... alternant humour et angoisse, mystère et réalisme, mais produisant quelque chose d’aussi indéfinissable que séduisant. Bruno Icher, Libération.

Mon bel oranger, film Brésilien de Marcos Bernstein s’inspire du livre autobiographique de
José Mauro de Vasconcelos, auteur d’une quinzaine de livres célèbres au Brésil. Il est Zézé, le personnage principal. Publié en 1968, « Meu Pé de Laranja Lima » est l’un des livres les plus vendus dans l’histoire du Brésil, traduit dans 12 langues et publié dans 19 pays. Il fait partie
des classiques de la littérature pour la jeunesse en France, inscrit aux programmes scolaires du CM2 à la 5ème et a été étudié en classe par des générations de jeunes enfants. Il a été vendu à près de 3 millions d’exemplaires en France depuis sa première parution. Dossier de presse.

Au départ de ce film pour enfants, il y a l’un de ces best-sellers improbables qui emportent tout sur leur passage et opposent à la critique un tombereau de grands sentiments. Inspiré du classique de José Mauro de Vasconcelos publié en… 1968, "Mon bel oranger" évoque les états d’âme d’un gamin miséreux de 8 ans en veine de confidences et sa complicité avec un vieil humaniste. A la sagesse de l’adulte, l’enfant répond par son innocence : efficacité garantie. Ce tableau de mœurs un rien désuet et moralisateur gomme heureusement une partie du caractère mélodramatique du roman pour se concentrer exclusivement sur ses deux protagonistes. Jean-Philipe Guérand, Nouvel Obs.

Le réalisateur brésilien Marcos Bernstein adapte le best-seller de la littérature jeunesse signé José Mauro de Vasconcelos. Ce joli film conserve le parti pris du roman, montrant le monde à travers le regard de son jeune héros… Porté par les interprétations impeccables du jeune João Guilherme Avila et de José de Abreu, il touche par son évocation forte du monde merveilleux de Zézé et par l’émouvante relation nouée avec Portuga. Tous deux ont en commun le goût de la solitude, peut-être plus acceptée comme un répit que vraiment choisie… Corinne Renou-Nativel, La croix.

Pour se faire une idée de ce film, connaître le scénario du début à la dernière ligne ne sera guère utile. Le film se situe au-delà d’une simple histoire : il s’agit d’une expérience de l’indicible que l’on peut formaliser par exemple pour donner une clé, comme des appréhensions liées à la mort. Jazmín López fait ainsi partie de cette famille de cinéastes qui usent des spécificités élémentaires du médium cinématographique pour rendre compte de ce qui dépasse l’entendement. C’est en ce sens que le film est une expérience à vivre... Il en résulte une œuvre d’un bout à l’autre maîtrisée, capable de créer un univers personnel nourri de bénéfiques influences cinématographiques. Cédric Lépine, Mediapart.

Juan Carlos a quitté la maison familiale il y a plusieurs années. Se trouvant dans une mauvaise passe, il décide de revenir auprès des siens ... Les choses ne semblant pas avoir avancé depuis son départ, Juan Carlos élabore un plan criminel pour les sortir tous les trois de la misère... Porté par un scénario plutôt décalé, le long-métrage de Javier Gorleri va crescendo : les heureuses retrouvailles du départ laissent, en effet, place à un véritable enfer lorsque les frustrations personnelles et les haines enfouies prennent le pas sur le kidnapping. Après avoir participé à quelques festivals internationaux, Fraternellement arrive dans les salles de l'Hexagone sans s'être trop fait remarquer, ce qui peut bien évidemment contribuer à créer la surprise. L’officiel des spectacles.