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La Pelicula N°01

le quotidien des Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse
VENDREDI 20 MARS 2009 n°1

  • Momento con / Les rencontres vu par...
  • invités / Changements programme

IRRESPIRABLE
Matías Pinochet
[Chili, 2008, 1h02]

Pablo et Alicia veulent à tout prix changer leurs vies en noir et blanc pour la couleur des plages mexicaines. Mais le chemin vers le paradis, jalonné des hésitations, des doutes et de la misère propres à cette jeunesse tardive, s’avère épineux. Cette première œuvre de Matías Pinochet fut sélectionnée en 2008 à Cinéma en Construction. Ignacio

> Samedi 21 mars, Cinémathèque A, 16h15
> Mercredi 25 mars, Cinémathèque A, 22h35

LOS HEREDEROS
Eugenio Polgovsky
[Mexique, 2008, 1h30]

Dans la campagne mexicaine, des cohortes d’enfants prennent le sillon de leurs parents et grands-parents. Fragiles, costauds, garçons, filles, tous assument déjà de multiples tâches laborieuses nécessaires à la survie de la famille. On se surprend à respirer quand, échappés de ce quotidien, surgissent enfin les jeux et les sourires. Vincent

> Samedi 21 mars, ESAV, 17h30
> Jeudi 26 mars, ESAV, 22h00

CUILOS
Paz Fabrega
[Costa Rica, 2008, 0h10]
Michelle, adolescente, explore les prémices de la vie adulte. Lors de cette quête très intime, elle rencontre Carlos, qu’elle choisit de présenter à sa famille… Notons que ce court-métrage est primé en 2008 au festival Cinémas et Cultures d’Amérique Latine de Biarritz. Marie

> Samedi 21 mars, Cinémathèque A, 17h40
> Mercredi 25 mars, Cinémathèque A, 14h00

La rencontre avec Lucía Puenzo

EL NIÑO PEZ de Lucia Puenzo - [Argentine, 2009, 1h36]

Primée en 2007 lors de la Semaine internationale de la critique à Cannes pour le film XXY, Lucia Puenzo revient à Toulouse pour présenter son dernier film, El niño pez.
Ce film est l’adaptation d’un roman qu’elle a écrit à 23 ans avec « la liberté et l’impunité d’un écrivain qui n’a encore rien publié et qui ne sait même pas s’il sera publié ». Très bien accueilli lors de la dernière Berlinale, le film raconte l’histoire de Lala, une jeune argentine issue d’une famille bourgeoise, qui vit une relation amoureuse avec sa domestique paraguayenne, Guayi. Leurs plans et leurs vies vont se compliquer lorsque le père de Lala décède dans des circonstances assez floues.
Le film est articulé autour de Lala, le personnage central du film. En effet, « une grande partie de l’atmosphère et du tempo du film sont apparus lorsque nous avons compris que toute l’histoire du film faisait partie de la subjectivité perturbée de l’actrice principale » précise la réalisatrice.
D’ailleurs la construction narrative du film est intimement liée au sort du personnage principal. Le spectateur découvre sa vie, ses secrets et ses amours au fur et à mesure qu’elle rentre à Buenos Aires après sa fuite au Paraguay. Ainsi les genres cinématographiques « se mélangent et se croisent avec une certaine cohérence » pour nous témoigner les différents sentiments que Lala éprouve. « Nous avons découpé le scénario en plusieurs morceaux pour mieux représenter la confusion dans la tête de la protagoniste, en créant des allers-retours entre les scènes, en jouant avec les sons et le découpage du film, en incluant des flashback, et en insistant sur les souvenirs douloureux qui la conduisent à cette tragédie » nous confirme Lucia Puenzo. Dans El niño pez, la réalisatrice dresse un portait assez critique des familles aisées de Buenos Aires : les relations sont difficiles et conflictuelles dans une famille quasi désintégrée. Le personnage vit dans un autre monde, beaucoup plus intéressant et beau que le réel, dans un univers fantastique où sa passion pour Guayi peut avoir lieu : « Lala se positionne à la périphérie de sa classe sociale; elle est fascinée par le monde des domestiques, la cuisine, les chambres de bonne… » détaille la réalisatrice. Pour conclure, Lucia Puenzo nous confie : « Parfois je crois qu’on écrit un roman ou que l’on réalise un film pour pouvoir se débarrasser des histoires qui nous accompagnent depuis des années avec plus d’insistance que les plus fréquents rêves ». Histoire dont elle s’est d’ailleurs habilement débarrassée. Omar

> Samedi 21 mars, Gaumont Wilson, 14h
> Mercredi 25 mars, Gaumont Wilson, 20h


Mickael Luppatsch Journaliste Offener Kanal Lübecht 98.8 FM.

Des croix, des points d’interrogation ou quelques «non», tout le programme du festival de Michael Luppatsch est déjà annoté avant l’inauguration. « Je suis allemand et assez organisé » se justifie avec humour ce journaliste de la radio Offener Kanal de Lübeck. Il a pris sur ses jours de congés pour suivre l’intégralité du festival. « Je fais ma foire pour écrire des articles pour les sites allemands sur le cinéma ». Depuis des années, il anime aussi une émission depuis la Berlinale et assiste à de nombreux festivals, de Montevideo à Barcelone en passant par San Sebastián. « Mais ici, la convivialité, c’est super » ajoute dans un français parfait ce jovial barbu venu pour « voir des films et parler aux gens ». Les rétrospectives des cinémas argentin et cubain ne lui ont pas échappé, mais il confesse son faible pour les dernières productions uruguayennes de CTRL Z Films. Pierre
www.kinelatino.de


Victoria Galardi a mis beaucoup d’elle dans le scénario et la réalisation d’Amorosa Soledad. Précisons toutefois qu’elle ne partage pas la volonté du personnage principal du film de rester seule pendant trois ans après une rupture difficile. « Je ne recherche pas la solitude. Contrairement aux apparences, Soledad non plus » prévient-elle immédiatement. « Si elle décide de rester seule, ce n’est pas par goût, mais pour ne plus souffrir à nouveau. Ce qui m’intéresse surtout, ce sont les personnes qui se fixent une ligne de conduite alors qu’elles sont les premières à ne pas la respecter, soit parce qu’elles ne savent pas ce qu’elles veulent soit parce qu’elles n’ont pas tous les outils pour agir sur leur propre vie ». Reste qu’elle-même n’a pas voulu réaliser seule son premier film. Avec Martín Carranza, l’autre réalisateur, ils ont mis presque un an avant de pouvoir tourner. « Un temps mis à profit pour développer une grande familiarité avec Inés Efron, l’actrice principale. Une longue période qui nous a aussi permis de bien nous préparer et de nous mettre d’accord sur nos rôles respectifs ». Passée par l’Actor’s Studio de New York, elle était d’ailleurs « plus attirée par la direction des acteurs ». A quelques heures de la projection du film pour la soirée d’ouverture, elle s’avoue « très heureuse d’inaugurer le premier festival à avoir soutenu le film ». « Nous sommes très reconnaissants : après avoir été présenté l’année dernière dans le cadre de Cinéma en Construction, notre film a pu être sélectionné pour le festival de San Sebastián et ainsi être présenté ailleurs ». Pierre

Projections : Vendredi 20 mars, 20h30, Cinémathèque A ; Samedi 28 mars, 18h25, Cinémathèque A.



invités - ils arrivent !

Nicolás Agüero, Adriana Brandao, José Campusano, Alvaro De La Fuente, Jorge Mario Durán, Alan Foale, Gabriel Giandinoto, Paolo Gregori, Sergio Mazza, Fabio Meira, Joan Millaret Valls, Leonardo Padin, Juan Sabatini, Ana Solares, Magali Van Reeth, Claudia Von Alemann.

Ils sont déjà là !

Pierre Benesteau, Jonathan Cadiot, Enrique Colina, Nicolás Djian, Inés Efron, Mauricio Farías, Mateo Herrera, Magali Kabous, Isabel Ospina, Pedro Otero, Arthur Rifflet, Jonas Romero, Pedro Urano.

changements de programme

Le court-métrage La canción de los niños muertos est retiré de la compétition. Il ne pourra pas être projeté pendant les 21èmes Rencontres.

A l’Instituto Cervantes, le lundi 23 mars à 18h30 : Humillados y ofendidos est remplacé par Les guerriers de l’arc en ciel, documentaire bolivien sous-titré en français réalisé par la Coopérative Humana.

Dans la sélection de courts-métrages RADAR 1, Tierra roja est remplacé par Perto de cualquier lugar / Près d’un endroit quelconque de Mariana Bastos [Brésil].

Le court-métrage El deseo de Marie Benito et Jessy Vega est programmé avec Sábado (et non avec Rapado, comme indiqué par erreur).

Le court-métrage programmé avec Rapado est Os sapatos de Aristeu / Les chaussures d’Aristeu de Luis René Guerra [Brésil].