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La Pelicula N°02

le quotidien des Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse
SAMEDI 21 MARS 2009 n°2

  • Momento con / Les rencontres vu par...
  • invités

TODA LA GENTE SOLA
Santiago GIRALT
[Argentine, 2008, 1h35]

Santiago Giralt a démontré ses talents de scénariste en 2008 avec le film Agnus Dei, récompensé par le prix du public aux 20èmes Rencontres. Avec Toda la gente sola, il prouve qu’il est aussi doué pour la réalisation. Dans une petite ville argentine, il dresse le portrait de personnages aux destins croisés. Tous se cherchent sous un ciel caniculaire..Eugénie

> Dimanche 22 mars, Gaumont Wilson, 22h00
> Jeudi 26 mars, Gaumont Wilson, 16h00

LA ASAMBLEA
Galel Maidana
[Argentine, 2008, 1h10]

Hôpital psychiatrique de La Borda, Buenos Aires. Depuis 1984, l’Assemblée est un étonnant mélange d’artistes, de thérapeutes et de patients d’où émergent des ateliers collectifs qui créent aussi des spectacles extérieurs (danse, poésie, théâtre… une radio, si, si !). Une caméra attentive, des humanistes, des fous citoyens… Aux fous !!! Vincent

> Dimanche 22 mars, ESAV, 22h00
> Mercredi 25 mars, ESAV, 18h10

ATLÂNTICO
Fabio A. Meira de Sousa
[Brésil, Cuba, 2008, 0h12]
Sur une île imaginaire se joue la deuxième vie d’un amour naufragé. Au son des vagues et souffle strident de la dérive, deux amoureux retracent le destin tragique de leur relation. Ce qui n’a pas survécu à la vie renaîtra-t-il sur la plage ? Marie

> Dimanche 22 mars, Cinémathèque, 22h10
> Mercredi 25 mars, Cinémathèque, 12h00

La rencontre avec Mateo HERRERA

IMPULSO de Mateo HERRERA - [Equateur, 2009, 1h24]

Le jeune réalisateur équatorien Mateo Herrera n’est pas inconnu dans notre ville rose. En 2002, il présentait son premier long métrage Alegría de una vez dans le cadre des Rencontres. Il revient cette année avec Impulso, l’Élan en français.
Réalisme, métal, noir et blanc. Le film annonce d’emblée la couleur de son essence. Il retrace l’histoire de Jessica, une adolescente gothique de 17 ans vivant à Quito chez sa grand-mère et sa tante. La jeune fille décide de partir à la recherche de son père, qu’elle n’a pas connu, pour découvrir ses origines. « A travers cette quête familiale, Jessica part à la découverte d’elle-même, de son identité propre », explique le réalisateur. En se réfugiant chez son oncle paternel, elle va rencontrer son cousin, et l’amour par la même occasion. Amour qui semble avoir été absent de son quotidien à dominante féminine. « La seule personne ayant créé des liens forts avec Jessica est sa meilleure amie, son refuge. À la rencontre de son père, un monde plus masculin, ses relations avec les hommes deviennent plus positives qu’avec les femmes ».
Une crise identitaire d’adolescente, tout ce qu’il y a de plus normal, en somme. Mais le cinéaste raconte qu’au-delà du personnage, il a voulu traiter le déchirement familial - une situation courante en Équateur - comme une trame à reconstruire dans le scénario. « Je voulais mettre l’accent sur la réalité de ce conflit, pour l’avoir vécu moi-même lorsque j’étais adolescent et que j’habitais avec mes grands-parents ».
L’objectif du film : « une plongée dans les profondeurs de l’inconscient, du point de vue du personnage mais aussi du public ». Ce plongeon, Jessica l’effectue en s’immergeant dans un monde fantastique, se délestant du « normal » pour mieux atteindre son for intérieur. Mateo Herrera confirme : « Je voulais montrer le monde intime du personnage comme un reflet du réalisme social latino-américain. Le processus de cette quête ne pouvait se traduire cinématographiquement que par le biais d’éléments magiques et fantastiques. Jessica cherche son identité aux niveaux physique, conscient mais aussi inconscient, jusqu’à ce qu’elle rencontre le désir et l’amour ». Résultat d’un processus de deux années, dont trois semaines de tournage, ce film « anamorphique » soigne ses aspects techniques visuels et sonores.
En évoquant la situation du cinéma équatorien, Mateo Herrera exprime sa satisfaction quant à la création, il y a deux ans, d’un fond de l’État destiné au cinéma. « L’intérêt croissant du public équatorien répond à l’émergence de nombreux projets ». Pour l’heure, il est heureux d’être sur le festival et non, il ne « regrette rien ». Noémie

> Dimanche 22 mars, Cinémathèque A, 20h15
> Mardi 24 mars, Cinémathèque A, 14h


Hélène Cardonna, responsable des relations publiques d’Ombres Blanches

Littératures et cultures latino-américaines : telle est la ligne de mire d’Hélène Cardonna. À l’heure où la cinémathèque goûte l’effervescence du festival, elle organise les rencontres avec des artistes latino-américains à la librairie Ombres Blanches. Au programme cette année : une rencontre lundi entre le peintre mexicain César Nuñez, le musicien Bernardo Sandoval, et la chanteuse Lorena avec à la clé, les extraits d’une messe païenne en demande de pardon aux peuples indigènes. Le mardi sera consacré à la présentation du dernier livre du sociologue Yvon Le Bot, spécialiste de l’Amérique Latine. Pour le coup de coeur, Hélène recommande la rencontre mercredi avec le romancier mexicain Martín Solares autour de son premier roman Les Minutes noires (ed. Bourgeois). « Nous sommes très heureux d’accueillir ce jeune talent de la littérature mexicaine qui prendra peut-être la suite d’un Paco Ignacio Taibo II… » Noémie
Pour la programmation des rencontres : www.ombres-blanches.fr


Lauréate de Hace cine de l’école uruguayenne de cinéma à Montevideo, Catalina Marín rejoint les Rencontres Cinémas d’Amérique latine pour présenter pour la première fois en France son premier court-métrage Pehuajo. Le film, effectué dans la cadre de sa formation, est son troisième projet réalisé avec son compagnon.
Si le film répond dans la forme aux exigences d’un travail d’étude, ici un court-métrage de 20 minutes, il est néanmoins le fruit d’un travail important et très personnel de la réalisatrice. «Je tenais à travailler sur l’atmosphère du film avant toute chose, à retranscrire les émotions du personnage, à travailler sur son introspection. Le scénario me servait alors de ligne directrice ». Le film se construit autour d’Albertina, jeune fille d’une trentaine d’années qui déménage chez son petit ami le jour du réveillon. Finalement, elle se retrouve seule pour la soirée et en vient à se renfermer dans son monde... « J’ai eu beaucoup de facilités à travailler avec l’actrice principale qui est ma meilleure amie. Elle a tout de suite compris le caractère du personnage et l’environnement général, ce qui a beaucoup aidé pour la réalisation du film ». Pehuajo est en partie tourné a Montevideo et sur la côte balnéaire : « Je voulais que le décor soit un élément à part entière dans la création de l’ambiance du film, mais je ne voulais pas quelque chose de trop cliché ». Il est ici important de souligner la prépondérance du lieu qui se veut intemporel et universel, épousant ainsi au mieux le sentiment de l’héroïne. Marie

Projections : Pehuajo : Dimanche 22 Mars, ESAV, 19h50 ; Mardi 24 mars, ESAV, 18h.



invités - ils arrivent !

Zorka Domic, Jorge Echeverri, Tiziana Finzi, Santiago Giralt, Galel Maidana, Lucrecia Martel, Leo Mendoza, María Teresa Oleksiewicz.